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Nous sommes heureux de vous proposer ici un ensemble d’informations (articles, vidéos, bibliographie, liens utiles, etc.) relatives aux aspects historiques, théoriques et pratiques des cadrans solaires, et plus généralement des instruments de mesure du temps par les astres, tels que les astrolabes et les nocturlabes.

Il est logique que tout au long de l’histoire, les savants spécialisés dans l’étude du Soleil, de la Lune et des autres astres, c’est-à-dire les astronomes, aient joué un rôle important dans l’émergence et le développement de la gnomonique, la science de ces instruments de mesure.

Le terme gnomonique vient de gnomon, ὁ γνώμων en grec ancien, qui désigne la règle (au sens matériel, ou moral), et par extension l’aiguille, le style du cadran solaire. Le mot dérive du verbe γιγνώσκω, de racine gno- signifiant savoir, penser, juger (traduction Michèle Tillard).

Le style désigne donc couramment la tige dont l’ombre (ou celle d’une partie du style, son extrémité par exemple) permet de lire l’heure sur la table du cadran, où sont traditionnellement tracées des lignes ou courbes horaires.

Au-delà de ces aspects théoriques, la gnomonique s’est également développée grâce à tous ceux, amateurs et professionnels, qui ont entrepris et entreprennent toujours la réalisation ou, plus récemment dans l’histoire, la restauration de ces instruments.

Ainsi, une cadranière ou un cadranier réalise un cadran solaire sur le plan technique et artistique alors qu’une ou un gnomoniste est spécialiste de la théorie, de la science des cadrans solaires et calcule l’emplacement précis sur la table du cadran des indications d’heure ou de date. La frontière entre ces deux spécialités n’est pas étanche et l’on compte beaucoup de gnomonistes-cadraniers ou de cadraniers-gnomonistes tout au long de l’histoire des cadrans solaires.

Réalisation de cadrans solaires équatoriaux par des élèves de CE2 de la région niçoise, en 2020, avec le soutien d’un membre de la Commission des Cadrans Solaires